Conseil Communal du 1er octobre 2026

Postulat– Protéger celles et ceux qui font vivre nos manifestations sportives et culturelles : bénévoles, personnel et public.

Les manifestations culturelles et sportives occupent une place importante dans la vie de notre commune.

Elles sont synonymes de convivialité, de rassemblement et de partage, et leur organisation repose très souvent sur l’engagement de nombreuses personnes bénévoles. Toutefois, les témoignages faisant état de violences et de comportements sexistes dans le cadre des Jeunesses campagnardes vaudoises, ainsi que les controverses liées à la programmation de certains artistes, ont rappelé que ces événements peuvent également être confrontés à des situations de harcèlement ou de violences sexistes et sexuelles, susceptibles de toucher aussi bien le public que les bénévoles et le personnel. Ces situations montrent la nécessité de renforcer la prévention et de mieux protéger les personnes concernées.

Plusieurs organisateurs ont déjà développé des outils en ce sens. Le Vevey International Funny Film Festival a notamment adopté une charte de prévention du harcèlement et des violences sexuelles.D’autres manifestations ont recours au dispositif « Demandez Angela », qui permet à une personne se sentant en danger ou en situation de détresse de demander de l’aide de manière discrète. Le Paléo Festival a notamment intégré ce dispositif dans ses mesures de santé et de sécurité.La Commune de Val-de-Travers a également mis en place ce dispositif en 2025 afin de lutter contre le harcèlement et de proposer un espace sécurisé aux personnes qui en ont besoin.

En tant que collectivité publique, la Commune dispose d’un levier important à travers les subventions qu’elle accorde à certaines manifestations culturelles ou sportives. L’intégration de critères liés à la prévention des violences et à la protection des personnes pourrait contribuer à instaurer un cadre commun, tout en permettant aux organisateurs d’adapter les mesures à la nature et à l’ampleur de leur manifestation.

Par le présent postulat, nous invitons donc la Municipalité à étudier la possibilité :

  • d’exiger des organisateurs bénéficiant d’un soutien communal de mettre en place des mesures de de prévention des violences sexistes et sexuelles (ex. charte).
  • de conditionner tout ou partie des subventions à la formation des équipes encadrantes et des bénévoles.
  • de prévoir un dispositif de signalement et d’accompagnement, tel que « Demandez Angela » ;
  • et, d’intégrer dans les conventions de subvention des critères visant à renforcer la protection des bénévoles, du personnel et du public.

 

Interpellation: Création d’un restaurant aux Lisières géré par du personnel en réinsertion

Faisant suite à l’appel de la Municipalité pour la recherche d’un exploitant pour un café-restaurant aux Lisières en date du 15 septembre 2026, je souhaite saisir l’opportunité de proposer une autre voie plus sociale et plus inclusive pour un restaurant de quartier.

En écho au projet déjà mené par le café-boulon, je soumets à votre réflexion ainsi qu’à la Municipalité, la possibilité de créer, dans le quartier de la Combaz un restaurant géré par du personnel en réinsertion socio‑professionnelle, en partenariat avec une structure spécialisée (fondation, association ou service social).

 

Contexte et exemples existants

Ce modèle d’entreprise sociale est aujourd’hui bien implanté dans le canton de Vaud et en Suisse romande, et a démontré sa viabilité aussi bien économique que sociale :

  • À Lausanne, le restaurant Quai 14, situé dans le quartier de Sévelin, associe gastronomie et réinsertion professionnelle. Les participants s’y initient aux métiers de la restauration, en cuisine comme en salle, encadrés par des professionnels expérimentés, dans un cadre certifié pour sa démarche durable. Emploi Lausanne
  • Afiro, association lausannoise à but non lucratif, exploite plusieurs tea-rooms ainsi qu’un restaurant afin de soutenir l’insertion professionnelle de personnes bénéficiaires de prestations de l’assurance-invalidité, à travers formation et emplois adaptés. Afiro
  • À Bulle, la coopérative SucréSalé a ouvert le Restaurant des Halles, un établissement employant des personnes en situation de réinsertion, qui leur permet de retrouver un cadre professionnel réel et de développer des compétences transversales, avec une cuisine locale et de saison. Frapp
  • Le Temps d’un Arrêt (Lancy) : restaurant communal géré par la structure d’insertion professionnelle de la Ville. Il accueille des jeunes en stage, encadrés par des maîtres socio‑professionnels, et s’inscrit dans une démarche durable (produits locaux, saisonnalité, transparence). Il constitue un outil concret de politique sociale et environnementale.
  • Le Nénuphar à Vernier. : est également un restaurant d’insertion professionnelle. Il permet à des personnes de tout âge d’effectuer des stages de formation dans un cadre bienveillant.

 

Ces exemples montrent qu’un tel projet est parfaitement réalisable à l’échelle d’une commune de taille comparable à Gland, en partenariat avec une fondation ou une association déjà active dans ce domaine (Caritas, Réalise, Afiro, ou une structure à créer).

Quels seraient les avantages pour la Commune ?

  1. Utilité sociale directe : offrir un tremplin professionnel concret à des personnes en difficulté d’insertion (bénéficiaires du RI, de l’assurance-invalidité, chômeurs de longue durée, jeunes en rupture de formation…), avec un encadrement structuré.
  2. Effet économique à moyen terme : une réinsertion réussie réduit la dépendance aux prestations sociales versées par la commune, avec un bénéfice financier qui peut compenser, à terme, l’investissement initial.
  3. Cohésion sociale et image communale : ce type d’établissement crée du lien entre les habitants et une population souvent invisibilisée, et valorise l’image de la commune comme actrice engagée dans le champ social.
  4. Offre de proximité : un tel restaurant peut répondre à un besoin réel de restauration de qualité et à moindre coût accessible à tout un chacun, familles, ainés, Glandoises et Glandois aux revenus plus modestes.
  5. Effet d’entraînement : ces structures génèrent souvent des synergies avec d’autres services communaux (repas pour manifestations, portage de repas, formation continue, stages pour élèves en difficulté).

Je demande donc à la Municipalité :

  • d’étudier la faisabilité d’un tel projet pour le restaurant de la Combaz, en lien avec les services sociaux régionaux et les associations spécialisées ;
  • d’évaluer un éventuel soutien financier ou logistique au démarrage, sur le modèle des partenariats publics-privés déjà observés dans d’autres communes vaudoises.